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Happa Teï, le maître de l'Okonomiyaki ?

Bonjour à tous, aujourd’hui je vais vous présenter deux spécialités venues tout droit du Japon : le takoyaki et le okonomiyaki... Pour la petite anecdote, j’ai découvert le takoyaki grâce à la série animée Chibi Maruko-chan, cette petite écolière débordante d’énergie et rigolote qui m’a accompagnée pendant toute mon enfance. Dans un des épisodes (saison 2, épisode 45), la petite Maruko et ses amis se retrouvent devant un stand de rue attirés par la bonne odeur des takoyakis.


Spécialité d’Osaka, le takoyaki (たこ焼き, littéralement pieuvre grillée) est un beignet de pâte fourré au poulpe. Il se déguste généralement bouillant, à peine sorti de la plaque. Ébahie devant le spectacle gourmand, la bande d’amis décide de se cotiser pour s’acheter la petite barquette de 10. Finalement, Maruko réussira à convaincre sa famille pour avoir leur propre machine à takoyaki... 

Bon, revenons quand même à notre adresse du jour : Happa Teï. Vous pourrez découvrir la préparation de ces boulettes de pieuvres directement à l’entrée qui attirent le regard de nombreux passagers.


-> Ambiance/Décor : 6,5/10
Le cadre offre un véritablement dépaysement, on se croirait presqu’au Japon. On nous installe à l’étage qui propose plus ou moins deux ambiances différentes : une où l’on mange à la japonaise sur des banquettes et tables basses et une autre plus à l’occidentale.



-> Service : 6,5/10
Ici, de vrais japonaises vous accueillent avec le big smile. On s’installe dans la salle à l’étage, les takoyakis ne tardent pas à arriver, en revanche, les okonomiyakis dépassent la demi-heure d'attente.


-> Cuisine : 5,5/10

Takoyaki x3 (4€)
Happa Teï propose plus de 10 assaisonnements différents pour les takoyakis, mais pour une première, j’ai opté pour la version standard. Les bouchées sont fondantes mais manquent de goût, les morceaux de poulpe sont quasi inexistants, ajoutés à cela une sauce lourde et régressive.


En plat, nous avons opté pour un okonomiyaki (okonomi = ce que vous aimez, yaki = grillé). C’est une sorte d'omelette japonaise composée d'une pâte à base d’oeuf, de farine de blé, de bouillon de poisson, de choux et de la viande ou fruits de mer cuites sur un teppan.

Okonomiyaki porc+calamar+crevette (18€)
L’assiette crépite encore, la chaleur du plat fait vivre les katsuobushi, des flocons de bonite séchée appelée aussi poisson dansant. Ça peut être assez perturbant au début quand on ne connait pas le produit :rires. Le plat est très imposant, on distingue une fine couche de pâtes, de la viande et des fruits de mer et enfin, une bonne moitié de chou chinois. La cuisson est bien maîtrisée, on a du moelleux, du croustillant… mais c’est assez lourd en bouche, notamment à cause de cette sauce sucrée ultra fat. Honnêtement, le chou m’a achevé, j’ai à peine mangé la moitié du plat.


-> Rapport q²/p : 4/10
Les prix sont vraiment chers par rapport à la qualité des mets, comptez plus de 15€ pour un okonomiyaki. Pourtant, ce sont des plats populaires et bons marchés au Japon, du même ordre que le bibimbap en Corée. Pour les aventuriers, je recommanderais d’y aller pour le déjeuner pour profiter de la formule à 13€ avec une salade, quatre takoyakis et un okonomiyaki.


Noté par NY : 5,6/10

Commentaires :
C’était ma première expérience de takoyaki et d’okonomiyaki, et je peux dire que je n’en suis pas ressorti très satisfaite. Je suis loin d’être une experte en la matière, mais j’ai trouvé que ça manquait cruellement de raffinement pour le prix payé… J’attends donc vos bons plans pour me faire changer d’avis ;)


-> Infos :

Happa Teï
64 rue Sainte Anne
75002 Paris
Métro : Quatre Septembre, Pyramides, Opéra
Tel : 01 42 96 60 40
Du lundi au samedi, de 12h à 15h et de 19h à 22h30


Catégorie : Asian Food

American Bistrot, le burger des années 50

Un mardi soir, 19h45. D’un air optimiste, je me dirige vers Ober Mama dans l’espoir de trouver rapidement une table pour 4. Pas de table avant 21h30… Comment vous dire qu’on n’avait pas envie de dealer avec une soirée pluvieuse et manger de l'air frais. C’est comme ça qu’on s’est retrouvé à l’American Bistrot, une adresse enterrée dans ma longue to-do list des resto burgers.



-> Ambiance/Décor 7,5/10
En poussant la porte, on se retrouve face à un large bar où le staff nous accueille chaleureusement. Banquettes rouges et murs jaunes ornés de vinyles rock, le ton est donné. Il est 20h, la salle est plutôt vide et pourtant, c’est déjà bien bruyant.




-> Service 9/10
Un service jeune et friendly typique américain. On se tutoie tranquillement, certains pourraient même ne pas y être très habitués. En tout cas, les plats arrivent très vite.



-> Cuisine 5/10 
La spécialité ici, c’est bien évidemment les burgers. Après de longues hésitations, je me décide pour le burger du mois : le canon à neige. À base de reblochon et de moutarde, le burger est très fort en goût. Le steak est épais et imposant mais j’ai été surprise de trouver du gras dans le steak. Il se déguste avec une belle tranche de salades, de tomates séchées, des oignons en quantité massive, une tranche de bacon et un hashbrown un peu trop croustillant. Beaucoup de choses donc dans ce burger qui s’assemble avec un bun aux sésames toasté et bien moelleux. Déception pour l’accompagnement, frites grasses et molles. Il y avait également du coleslaw mais que je n’avais pas goûté à cause des raisins secs.

Le canon à neige (17,5€)

L’un de mes compatriotes avait opté pour le JD burger dont la spécificité réside dans son steak laqué au Jack Daniels. Déçu de ce burger qui ne se distinguait pas d’un autre, on ne sentait pas du tout le laquage. Ok y a du vrai cheddar fermier mais quand même, c’était pas exceptionnel.

JD Burger (16€)

-> Rapport q²/p 5/10 
Les burgers sont hyper généreux du type Schwartz’s, mais c’est bien trop cher pour ce que c’est. Au vue des prix, la qualité des produits est assez décevante.


Noté par NY : 6,3/10

Commentaires :
Cela faisait plus de 2 ans que l’American Bistrot comptait parmi ma to-do list. Les burgers avaient fière allure sur l’assiette mais il faut dire que j’ai été plutôt déçu au niveau de l’expérience gustative. Honnêtement, pour 17,50€, vous avez l’embarras du choix sur Paris pour trouver un bon burger.



-> Infos 

American Bistrot
74 rue de la Folie Méricourt
75011 Paris
Métro : Oberkampf
Tel : 09 81 86 99 72 (réservation conseillée)
Ouvert 7j/7, du lundi au samedi de 12h à 14h30, de 19h à 23h (jusqu’à 15h et 23h30 le samedi). Dimanche de 12h à 16h.
https://www.facebook.com/American-Bistrot


Catégorie : Burger & Co

Hanoi Cà Phê, bobuns et bao burgers

Passez la grande porte rouge et plongez-vous dans le nouveau concept mainstream du boulevard des Italiens : Hanoi Cà Phê, bar-restaurant spécialisé dans la cuisine vietnamienne-fusion.


-> Ambiance/Décor 8,5/10
Le restaurant dispose d’une grande terrasse à l’extérieur, idéal pour les étés ensoleillées. À l’intérieur, ambiance lounge à la déco arty et asiatique : néons multicolores, fresque coloniale et nombreux produits asiatiques comme les cacahuètes thaï Koh-Kae (avec le petit bonhomme à lunettes), les sauces piquantes Foco, etc. Enfin, le long bar et la cuisine ouverte animent la salle déjà bruyante en début de soirée.


-> Service 9/10
Une équipe jeune et motivée aux commandes du restaurant. Les plats arrivent assez rapidement, idéales pour les courtes pauses déjeuners.

Cliquer pour agrandir

-> Cuisine : 7/10

Bobun extra (15,20€)
Le Bobun arrive tiède, ça manque de sauce, ce qui détériore l’expérience gustative. Les vermicelles sont fades et dures, malgré des légumes frais et goûteux. Le boeuf à la citronnelle est délicieux, par contre pas très fan des nems aux légumes. En tout cas, c’est très consistant. À contrario, le pho (14,50) de mon ami était minuscule et n'avait pas l'air très fameux.

Bao burger Tartuffo (16,90€)
Concernant le bao burger, le bun se tient bien en place, consistant mais pas du tout sec. Le steak Charolais s’accompagne d’une note japonaise-italienne entre des champignons shiitaké et une base de crème de cèpes à l’huile de truffe. Le tout s’accorde parfaitement ensemble, c’est très bon. De plus, les frites maison au paprika sont divinement parfumées, à la fois moelleuses et croquantes. Comme quoi il suffit d’un rien pour se différencier d’une n-ième frite maison parisienne.

Buble tea Vai à droite (7€ et 5€ en HH)
Il n’y avait plus de jus de litchi ce soir-là, ça a été remplacé par du jus de mangue. Servi dans un verre frais de 35 cL avec du jus de citron vert et des poppings passion, c’était idéal pour ouvrir l’appétit.


-Rapport q²/p : 6/10
Je suis un peu mitigée sur ce point, les plats sont de bonne qualité mais on ne va pas se mentir, on paie surtout pour la bonne situation du restaurant. Pour le bobun et le pho notamment que l’on retrouve un peu partout et qui ne m’ont pas vraiment convaincu, c’est 4-5€ plus cher que la moyenne des vietnamiens traditionnels. Pour les bao burgers, c’est un peu plus raisonnable.


Noté par NY : 7,5/10

Commentaires :
Ouvert l'été dernier, Hanoi Ca Phe est une bonne adresse pour boire un coup ou manger un morceau. On parle de cuisine vietnamienne-fusion mais la plupart des plats ne se distinguent pas des restaurants vietnamiens traditionnels. En revanche, les bao burgers concurrencent aisément ceux de Siseng et valent le détour. Enfin, un point non négligeable, le happy hour est de 17h à 21h !


-> Infos :
Hanoï Cà Phê
30 boulevard des Italiens
75009 Paris
Métro : Opéra
Tel : 01 48 78 03 61 (pas de réservation)
Ouvert 7j/7 de 12h à 02h du matin

Le Dorcia, le bistrot rétro-chic des années 50

Le Dorcia tire son nom du livre American Psycho dans lequel le personnage principal essaie d’y réserver une table sans succès car celui-ci est toujours complet. Grâce à Lafourchette, nous y sommes parvenus sans grande difficulté. Attendons de voir maintenant ce qui s’y cache dans ce restaurant à l’abri des regards… 



-> Ambiance/Décor 8,5/10
Dans une ambiance tamisée, avec fauteuils en osier et plantes vertes, le Dorcia offre une charmante escapade au siècle dernier et plus particulièrement, celui des années 50. Arrivés pour 19h30, le cadre rétro-chic ne tarde pas à se remplir, mais le bruit de la foule casse un peu le décor.


-> Service 6/10
Le personnel est aimable et souriant, malheureusement, l'attente est plutôt longue. On nous apporte la carte au bout de 15 mn, une heure d'attente au bout de laquelle l'entrée arrive...


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-> Cuisine 6/10     

Entrées (8€) :  

Camembert pané sauce à la groseille et mâche :
La première fois que je tente le camembert rôti, eh oui je me suis lancé dans l'aventure. Verdict ? C'est plutôt bon, l'acidulé de la groseille s'accorde bien avec le fort caractère du camembert, attendrit par la mâche.

Gravelax* de saumon moutarde à l'aneth :
*D'origine scandinave, le gravelax est une marinade du saumon cru à base de sel, sucre, poivre et aneth. La marinade reste assez discrète en bouche mais la moutarde ajoute du peps.

Plats (19€)

Filet de maigre, poêlée de légumes :
Le poisson manque d’assaisonnement et est un poil trop cuit ce qui nuit à la tendreté de la chair. En revanche, en accompagnement, les légumes sont délicieusement croquants et frais.

Sauté de veau, chou rouge poêlé, pommes et raisins secs, purée :
Très bonne cuisson du veau avec une sauce sucrée très originale.

Pavé de truite, haricots coco au piment d'espelette :
Un peu déçue de ce plat, la truite manque de cuisson et l’accompagnement reste assez fade.


Desserts (8€) :
La tarte tatin est un classique mais très goûteuse. De même pour la poire pochée au vin et aux fruits rouge qui était délicieuse. En revanche, un peu plus déçu du dessert au yuzu qui était léger mais pas folichon en bouche.

Tarte aux pommes façon tatin, glace vanille  
Poire pochée acidulée aux fruits rouges et au vin
Dôme au yuzu, génoise au matcha 
                                                       
-> Rapport q²/p 6,5/10
Les plats sont concoctés à base de produits frais et de saison. L'euro est ambitieux mais le rapport qualité-prix reste correct malgré tout, avec la remise de 30% grâce à Lafourchette (entrée+plat / plat+dessert). 



Noté par NY : 6,7/10

Commentaires :
À deux pas du palais Brongniart, le Dorcia propose une cuisine de bistrot simple et sans chichis. La cuisine est améliorable mais rien que la cadre vaut le détour. 




-> Infos 
Le Dorcia
24 rue Feydeau
75002 Paris
Metro : Bourse
7j/7 de 12h à 14h, de 19h à 21h30
http://charlymarin.com/dorcia/


Catégorie : French Cuisine 

La Grande Épicerie de Paris vs La maison Plisson

Dans l'un de mes cours de marketing, j'ai eu l'occasion de faire une étude en groupe sur deux épiceries fines bien connues dans Paris. J'ai nommé La Grande Épicerie de Paris et La Maison Plisson. Malgré l’idée commune d’une épicerie de la gastronomie fine, avec une sélection de produits d'exception et de qualité, leurs concepts présentent bien des différences.


La Grande Épicerie de Paris


En 1852, Aristide Boucicaut inventa le premier grand magasin au monde : Le Bon Marché. Plus d’un siècle plus tard, la Grande Épicerie voit le jour et se positionne depuis comme un véritable supermarché de quartier pour les gastronomes de la Rive Gauche. Racheté ensuite par le groupe LVMH, la Grande Épicerie est aujourd’hui une véritable référence de la gastronomie à Paris.


Le concept de la Grande Épicerie de Paris est celui d’un “food museum” où règne le marketing expérientiel et où le savoir-faire des artisans est mis en avant. Tel un lieu de vie à part entière, vous y retrouverez les grandes marques telles qu’Angelina, la Maison de la Truffe mais également des produits ordinaires de la grande distribution comme les biscuits Lu, le Coca-Cola, mais à des prix plus élevés que la moyenne. Parmi ses 30 000 références, La Grande Épicerie de Paris compte plus de 10 000 produits du monde : les fameuses céréales américaines Lucky Charms, la guimauve à tartiner Fluff, les produits japonais d’Isse Workshop, etc… Il est également possible de manger dans l’un des stands ou de se rendre dans l’un des nombreux restaurants du Bon Marché. L’enseigne organise également de nombreux évènements culinaires au sein du magasin tels que des ateliers culinaires tous les jeudis avec démonstration et dégustation, des séances de dédicaces avec des auteurs culinaires, etc.



La Maison Plisson


En 2013, alors qu’elle travaillait chez SMCP, Delphine Plisson décida de quitter le monde de la mode pour rejoindre celui de l’épicerie fine. Elle monta une équipe de choc composée de Philippe Boé, journaliste gastronomique, Delphine Jegou, responsable des achats et les chefs Yves Camdeborde et Bruno Doucet.


La Maison Plisson s’inspire des codes des anciens marchés couverts parisiens pour proposer une ambiance authentique et conviviale. Le challenge relevé par la maison est d’aller à contre-courant de la grande distribution. Le prisme de départ était de choisir des produits de qualité, majoritairement français (80%), des produits extrêmement naturels, c’est-à-dire non industriel et sans additifs. À cause de la petite taille du magasin, la sélection doit être beaucoup plus précise et doit respecter un cahier des charges très stricte. Les producteurs sont choisis très rigoureusement avec toujours une très bonne traçabilité. Quelques produits de grands noms sont référencés tels que les chocolats Chapon, les Anis de Flavigny mais leur mission principale est de mettre en avant les petits producteurs locaux. Même si elle est souvent sollicitée par les grossistes américains et japonais, la maison n’a peu ou pratiquement pas de produits étrangers, car cela ne fait tout simplement pas partie de ses valeurs.


Avant, c’était la fondatrice Delphine Plisson puis la directrice des achats Delphine Jegou qui partaient à la recherche des producteurs et visitaient les salons. Il était assez difficile au début de se procurer des échantillons gratuits. Mais petit à petit, leur réputation s’est construite, et aujourd’hui, ce sont les producteurs qui viennent à elles. Tous les jours, des producteurs déposent des échantillons en magasin. Le processus de sélection reste sensiblement le même, Madame Jegou étudie la demande des produits proposés par les offreurs, regarde si le magasin dispose ou non du même type de produits, la place disponible dans les étagères, et classe les demandes par priorité. Lorsqu’il y aura un besoin ou une envie de nouveauté, le comité de dégustateurs mis en place se réunit pour tester les échantillons à l’aveugle et le produit est validé s’il atteint une note supérieure ou égale à 14. Le mot d’ordre ? Allier gourmandise et bienfaits. Entres autres, l’enseigne n’accorde pas vraiment d’importance au packaging contrairement à ce que l’on peut observer à la Grande Épicerie de Paris, où tout produit semble être stratégiquement choisi pour participer à la création d’un lieu de vie haut de gamme et raffiné.


La maison organise également de nombreuses dégustations et rencontres entre les producteurs et les clients. Mais vous pourrez également faire un tour dans leur restaurant dans lequel on peut y déguster de nombreux plats de saison.



-> Infos :

La Grande Épicerie de Paris
38 rue de Sèvres
75007 Paris
Métro : Sèvres Babylone
Du lundi au samedi de 8h30 à 21h
http://www.lagrandeepicerie.com

La Maison Plisson
93 bld Beaumarchais
75003 Paris
Métro : Saint Sébastien Froissard, Chemin Vert
http://www.lamaisonplisson.com